SONGE D'UNE NUIT DE GLACE
Musique : La Salle du Roi de la Montagne (Edvard Grieg)
Sur l'immensité des terres glacées,
Les reflets de la lune s'épanouissent.
Les ombres et les arbres à demi dévastés
S'allongent, s'étirent et se réunissent.
Au bout des doigts de ces spectres inconscients,
Rubis, diamants, émeraudes se retiennent,
Vascillent un instant sur ces perchoirs déficients.
Puis s'abîment en silence... et s'éteignent.
Spectacle à la fois éblouissant et désolant,
S'offre à mes yeux alourdis par la tristesse.
Mais j'imagine dans un rêve un peu insolent,
Voir surgir tout à coup du néant, une déesse.
Par sa douceur elle enchante mon regard.
Sa pensée s'infiltre lentement dans ma tête.
Je n'y vois rien, je suis dans le brouillard.
Et la voilà qui s'amène, le coeur en fête.
Dis-moi d'où viens-tu tendre inconnue ?
Serais-tu un diamant tombé de la nuit,
Qui pour me rejoindre a quitté les nues
Et peut-être espérer dissiper mon ennui ?
Ta chaleur me surprend et m'envahit.
Je suis là à t'attendre le coeur moins sombre.
Je te regarde, m'émerveille et je gémis.
Dis-moi. Si j'étais un arbre... serais tu mon ombre ?
| POEMES DE Pierre CUSSON | POEMES DE Jean-Marie MULLER |
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Dernière mise à jour le 29/08/06