Ave Maria - Schubert
AURORA
Jean-Marie MULLER
Seul, dans les rues désertes de la ville,
Je déambule, l'âme en peine et le coeur gros.
De te savoir peut-être tranquille,
fait naître au fond de moi de lourds sanglots.
Tu es partie de ma vie sans te retourner,
Sans un mot, sans un pleur, sans une pensée.
J'ai beau rechercher, imaginer, inventer,
Je ne trouve aucune raison à ce départ précipité.
Le bruit de mes pas résonne entre les murs,
Suivant la cadence de ce coeur si pur,
Qui battra toujours pour toi, au plus profond de mon corps ;
Et c'est pour cela que je me morfonds.
Ne penser qu'au seul être qui vous a quitté
Est une torture, à la fois douce et horrible
Qui transforme un homme jusqu'alors tranquille
en déserteur d'une société où un seul être il aura aimé.
Jean-Marie MULLER
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Dernière mise à jour le 29/08/06